Un petit message en parallele de celui de Barbara depuis Ambato pour vous precisez que l'accueil d'Isabelle la prof de francais d'Ambato est tres interesse car en echange de l'hebergement qu’elle nous fournit, elle exploite notre formidable potentiel de travail.
En effet, pas plus tard qu'hier soir, elle nous a force a corriger les copies de ses eleves de francais jusqu'a une heure avancee (pour l'Equateur) de la nuit.
Et il faut dire qu'apres six mois de francais, ils ont autant progresse que moi en 2 mois d'espagnol, d'ou les sales notes qu'on leur a mises (et oui le participe s'accorde avec le COD) pour leur examen semestriel.
Heureusement on a pu s’echapper en douce ce matin et partir vers la foret amazonienne, la vraie, celle des indiens jivaros reducteurs de tete, des chercheurs d’or, des camps retranches des FARCs ou se trouve d’ailleurs surement Ingrid, des pistes interminables et impraticables, et surtout celle d’ou j’ecris sur internet a haut debit pour pas cher du tout depuis Puyo.
Apres un rapide inventaire des offres des agences de voyages et un autre de nos finances de fin de voyage, nous avons decide de partir tout seuls comme des grands et sans guide (en tout cas pour l’instant).
Demain si tout se passe bien, on devrait rencontrer les communautes indiennes du coin (j’espere qu’ils ont aussi internet), les bestioles plus ou moins grosses, et les plantes tropicales, armes de nos bottes, capes de pluie (il pleut depuis notre arrivee), et repelent anti-insectes.
La d’ailleurs il commence a pleuvoir vraiment fort mais ca n’a l’air d’inquieter personne.
Ah oui, ici c’est une zone militaire donc sans doute encore plus d’uniformes que dans le reste du pays…